mercredi 27 août 2008


je viens de lire un article de Francoise Bouvier qui me touche:
"je trouve qu'il n'y a rien de mieux qu'un bol...c'est un récipient qui nous permet de nous restaurer et de nous délaltérer, il peut être doux à toucher, on peut se réchauffer en le tenant au creux des mains, il peut nous permettre de partager, il est à la fois indispensable et sensuel, on ne peut s'en lasser..."

jeudi 14 août 2008

quenouille

cette nuit , quenouille s'est échappée de son enclos...alertée par le bruit, je l'ai trouvée à deux heures du matin sur la terrasse entrain de brouter le rhododendron , elle avait déjà fait la fiesta avec le lierre de rachel..., j'ai eu un mal fou pour l'approcher, elle ne voulait pas que je lui mette son licol, elle préférait brouter mon rosier. après 1/2 h de pourparlers âne/humain j'ai finalement pété un plomb et je l'ai poursuivie à travers le jardin en la fouettant avec mon licol, et elle de m'envoyer des ruades, j'étais furax. elle a fini par rejoindre son enclos et j'ai remis la clôture electrique en marche...
le mot latin pour "terre" est hummus , la racine est la même que pour notre mot français "humilité"... les mains dans l'argile, éclaboussée de barbotine  je me sens toute  petite. Je la façonne entre mes mains, mais c'est toujours elle qui a le dernier mot.
Je rêve de formes épurées, douces, élancées ou rebondies, je rêve de créer , de donner vie à ce qui m'habite par la terre si douce, si généreuse, si prometteuse...mais c'est elle qui me surprend.
 Le tour s'élance à vive allure et voilà que surgit une forme que je n'avais pas prévue , je me laisse toucher par la beauté de ce qui naît de cette lutte incessante avec la motte de terre. .. puis  la terre s'apaise, se soumet, je peux la façonner selon mon imagination, la lutte a cessé  et mon coeur s'emballe, du plus profond   jaillit la joie,  elle me surprend, comme une espérance, et je me sens devenir hummus avec elle , toute petite devant tant de bonheur.